L'aérodynamisme du Shinkansen (le TGV japonais) est un exemple emblématique d’une application biomimétique. Son profil est le résultat direct de l’observation du martin-pêcheur qui est connu pour sa vitesse de pénétration dans l'eau.

On peut également citer une entreprise allemande qui fabrique des peintures extérieures. Ses ingénieurs se sont directement inspirés de la feuille de Lotus pour mettre au point une peinture extérieure autonettoyante. Résultat, la façade qui a été peinte avec ce produit, reste continuellement propre grâce à l’eau de pluie. En dix ans, 300 000 bâtiments ont bénéficié de cette « invention ».

Une compagnie australienne basée à Sydney a mis au point deux systèmes innovants qui transforment l'énergie de la mer en électricité. Le premier imite les mouvements des grandes espèces d'algues sous-marines et le second transforme l'énergie des courants marins en électricité par un système qui imite les mouvements de la queue d’un requin et d’un thon. Dans de bonnes conditions, chaque unité peut produire un peu plus de 2 MW.

Conformément aux principes du biomimétisme, ces deux systèmes ne génèrent aucune nuisance pour l'environnement : les mouvements des structures hydrodynamiques choisies sont des mouvements imités des mouvements naturels donc suffisamment lents pour ne pas perturber la vie habituelle de la flore et la faune environnante. Les deux systèmes sont parfaitement silencieux ; ils ne modifient ni la salinité ni l'intensité des courants, ne rejettent aucune substance étrangère dans l'environnement et ont un impact visuel nul, puisque qu’ils fonctionnent tout les deux en dessous de la surface de la mer.