Elle figure même en tête des pays du G20, selon ce palmarès biennal, fondé sur un " cocktail " de vingt-cinq indicateurs, qui prend en compte aussi bien les objectifs de santé environnementale (accès à l'eau potable, pollution de l'air...) que la vitalité des écosystèmes (biodiversité, usage des pesticides, état des forêts, protection des mers, émissions de CO2...).
Nul besoin d’être grand spécialiste pour imaginer que cette performance repose principalement sur la faiblesse de notre empreinte carbone par rapport à celle de l’Allemagne, grosse consommatrice de charbon. L’empreinte écologique de la France s’est découplée du PIB dans les années 70/80 grâce (ou à cause pour beaucoup de mes lecteurs...) à l’importance de son parc nucléaire. Cette situation ne doit cependant pas cacher la forêt de ce qui reste à faire pour atteindre l’équilibre écologique notamment sur le champ des énergies renouvelables. N’oublions pas qu’il nous faut encore deux planètes pour subvenir à nos besoins !

L'Allemagne arrive au même découplage mais d'une autre manière. Le coefficient lié à l'empreinte carbone doit être très important dans l'élaboration de ce classement.

L'Islande domine ce classement de 163 pays, suivi par la Suisse, le Costa Rica, la Suède et la Norvège. Les Etats-Unis sont à la 61ème place, loin derrière le Royaume-Uni (14e), l'Allemagne (17e) et le Japon (20e). 
Cinq pays africains (Togo, Angola, Mauritanie, République centrafricaine et Sierra Leone) ferment la marche démontrant ainsi que le «revenu est un déterminant majeur du succès environnemental». Cependant, à niveau de développement équivalant, certains pays atteignent des résultats meilleurs que d’autres grâce à certains choix politiques qui améliorent la performance comme le Chili très loin devant l’Argentine en raison des choix d’investissements lourds sur les technologie vertes.
Les grands pays émergents comme la Chine et l'Inde se classent respectivement à la 121e et la 123e place quand le Brésil et la Russie sont à la 62e et 69e. Comme quoi, les grands espaces dépeuplés, ça aide !

Source: Le Monde du 30 mai 2010.