Des scientifiques du CNRS ont implanté artificiellement 200 nids ; Si tout se passe bien, il y aura entre 8.000 et 25.000 individus dans chaque nid d'ici à trois ans.

Avec l'aide de cette fourmi granivore, Messor barbarus, une des 25 espèces qui peuplent la plaine, il s’agit de re-végétaliser le site en restaurant une partie des interactions naturelles qui ont forgé cet écosystème grâce à ses vecteurs naturels.

Inlassablement, les fourmis ouvrières ramènent au nid des graines ramassées jusqu'à 30 mètres de leur base, plusieurs kilos au total chaque saison. Beaucoup sont perdues en chemin ou rejetées au pied de la fourmilière. Graine après graine, le sol retrouve ainsi sa configuration d'origine.

La restauration des 60.000 hectares de la plaine de la Crau, dernière steppe d'Europe occidentale, sert de modèle de référence français pour l'ingénierie écologique.

Les micro-organismes participeront aussi au nettoyage de la nappe phréatique. Une grande quantité de pétrole s'est infiltrée dans le sous-sol. Après le pompage mécanique, il restera encore de fines gouttelettes d'hydrocarbures dans l'aquifère de la Crau; réserve qui alimente en eau potable 250.000 personnes.

Des bactéries indigènes présentes dans le milieu seront «dopées» a l’aide d’un cocktail d’oxygène, d’azote et de phosphore pour transformer les hydrocarbures en dioxyde de carbone et en eau. Il faudra quand même trente ans pour rendre le site à son état premier.

Conclusion, bien que l’on ait des méthode intéressantes en matière de dépollution, le mieux encore c’est d’éviter de polluer !